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Trolldi : le soulèvement des robots est inévitable, l'IA va transcender l'Homme dans tous les domaines
Et le seul moyen d'y survivre est de fusionner nos esprits avec l'intelligence artificielle

Le , par Patrick Ruiz

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Max Hodak – cofondateur de Neuralink avec Elon Musk – a une vision sombre du destin de l'humanité : le soulèvement des robots est inévitable et ils traîneront les humains dans la poussière. Pour faire court, l'intelligence artificielle va transcender les humains dans tous les domaines, ce, à moins que nous ne fusionnions d'abord nos esprits avec elle. Pur sensationnalisme ? Est-ce désormais une question de temps avant que l’intelligence artificielle ne mène l’humanité à l’apocalypse ?

C’est pour préparer l’humanité à un « funeste » futur où les robots domineront sur elle que Neuralink travaille sur des interfaces cerveau – machine à insérer dans le crâne. Celles-ci sont en principe prêtes depuis la mi-parcours de l’année 2019 pour des tests sur les humains. L’entreprise continue de jouer la carte de la sûreté en menant des tests sur des animaux. Le dernier portait sur un singe qui a reçu un implant cérébral. Grâce à ce dernier, il peut jouer aux jeux vidéo en faisant usage de son esprit.

De 2017 (où Elon Musk affirmait que l’intelligence artificielle est un risque fondamental pour l’humanité) à 2021 en passant par 2019 (où il a déclaré que l’IA est bien plus dangereuse que l’arme nucléaire), la position du milliardaire de la Tech. sur la question reste donc constante. Les craintes d’Elon Musk portent notamment sur ceci que les avancées dans la filière pourraient déboucher sur une intelligence artificielle dite générale (AGI). Ce serait alors la porte ouverte sur l’accomplissement de l’apocalypse. Des équipes de recherche comme celle d’OpenAI sont lancées sur ce couloir. Si l’on se réfère à des retours de scientifiques œuvrant dans le domaine, l’AGI pourrait nous tomber dessus dans 5 à 10 ans.


Les machines seraient alors dotées de « bon sens. » Au stade d’intelligence artificielle générale, elles seraient capables de réflexion causale, c’est-à-dire de cette capacité à raisonner sur « le pourquoi les choses se produisent. » C’est ce palier que les équipes de recherche dans le domaine visent. C’est à propos de ce dernier que Max Hodak anticipe que l’intelligence artificielle n’adhérera pas aux idées préconçues de l’humanité sur les modèles politiques et économiques de la société, d’où son positionnement.


En attendant d’y être, l’intelligence artificielle actuelle fait montre de limites importantes. Bien qu’on s’appuie déjà sur celle-ci pour diagnostiquer des maladies, effectuer des traductions ou encore transcrire des paroles, le fait est qu’elle peut être mise en déroute par des cas de figure pour lesquels elle n’a pas été entraînée au préalable. À titre d’illustration, un système d’intelligence artificielle entraîné pour identifier des chats doit passer par un autre processus d’apprentissage pour pouvoir servir à la reconnaissance de chiens, ce, avec le risque de perdre une partie de l’expertise acquise sur la tâche initiale.

Les dérives à ce stade de l’avancée en matière d’intelligence artificielle sont déjà palpables. Au début du mois de mars de l’année en cours, le laboratoire de recherche en informatique et intelligence artificielle du MIT a annoncé la mise hors ligne de façon permanente d’un énorme jeu de données qui a mené à des systèmes d’IA qui usent d’insultes racistes et misogynes. Le fameux problème du biais des données fournies aux intelligences artificielles (lors de leur phase d’entraînement) reprenait alors un coup de neuf. La même institution avait déjà illustré ce problème de biais de données fournies aux IA au travers de Norman – la première intelligence artificielle psychopathe. Les données utilisées pour l’entraînement de cette IA ont été tirées de l’une des sections de Reddit les plus obscures, « consacrée à documenter et observer la réalité dérangeante de la mort. » Le nom de ce “subreddit” n’a pas été cité, mais on sait qu’il sert d’endroit où des internautes partagent des vidéos choquantes décrivant des événements où des personnes trouvent la mort. Norman a donc été exposé à des images ultra-violentes, ce qui explique les tendances psychopathes de l’IA qui voit tout d’une perspective sépulcrale. Dans cette catégorie d’IA biaisées, on retrouve un algorithme de reconnaissance faciale qui a, par « erreur », conduit Robert Julian-Borchak Williams, un Afro-Américain, à gérer des démêlés avec la justice.

Après, la question est de savoir si les dérives ne pourraient pas être pires avec une intelligence artificielle générale. La pire d’entre toutes serait que la machine finisse par se retourner contre son créateur. Chaque année, le Saint-Père demande aux catholiques du monde entier de dédier une intention de prière spécifique pour chaque mois. Pour le mois de novembre 2020, le Pape François a demandé de prier pour que les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle soient toujours au service de l’humanité. Son appel redonne un coup de neuf aux questionnements sur la possibilité que la situation inverse se produise : une humanité dominée par la machine comme prédit par de nombreuses productions cinématographiques à l’instar de Terminator, Matrix ou encore i-Robot.

Source : Max Hodak

Et vous ?

Quelle pertinence trouvez-vous aux différents propos d’Elon Musk et de Max Hodak en lien avec l’intelligence artificielle ? Sont-ils plus sensationnalistes qu’autre chose ?
Le fait qu’il n’y ait pas d’AGI pour le moment annule-t-il leurs prédictions ?
Est-il impossible que la recherche en la matière aboutisse à l’intelligence artificielle générale ?

Voir aussi :

La conduite autonome serait-elle à ce jour qu'une vision futuriste chez Tesla Motors ? L'entreprise vient de changer les objectifs de son Autopilot
La SEC demande à Musk de renoncer à son poste de président de Tesla et exige une amende de 40 millions $ US pour un règlement à l'amiable
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 17/02/2022 à 10:28
Neuralink, l'entreprise d'Elon Musk, veut implanter des micropuces dans des cerveaux humains
et parallèlement prépare des robots qui pratiqueront ces interventions chirurgicales

Elon Musk est connu pour ses entreprises très médiatisées comme Tesla et SpaceX. Le milliardaire a également une poignée d'entreprises telle que Neuralink, qu’il dit avoir lancé pour réaliser une « symbiose » entre le cerveau humain et l'intelligence artificielle. Neuralink est la société de technologie d'interface neuronale de Musk. Elle développe un dispositif qui sera intégré dans un cerveau humain, où il enregistrera l'activité cérébrale et pourrait la stimuler. Musk a comparé cette technologie à un « FitBit dans votre crâne ». Bien que Musk aime parler de sa vision futuriste de la technologie, celle-ci a des applications médicales potentielles à court terme.


Neuralink a été fondée en 2016. La première grande sortie publique de l'entreprise n'a pas eu lieu avant 2019, lorsqu'Elon Musk et d'autres membres de l'équipe exécutive de Neuralink ont montré leur technologie lors d'une présentation diffusée en direct. Neuralink développe deux types d'équipements. Le premier est une puce qui serait implantée dans le crâne d'une personne, avec des électrodes se déployant en éventail dans son cerveau. Le second est un robot qui pourra implanter automatiquement la puce.

La puce développée par Neuralink a la taille d'une pièce de monnaie et sera intégrée dans le crâne d'une personne. À partir de la puce, un réseau de minuscules fils, chacun étant environ 20 fois plus fin qu'un cheveu humain, se déploie dans le cerveau du patient. Ces fils sont équipés de 1024 électrodes capables de surveiller l'activité cérébrale et en théorie, de stimuler électriquement le cerveau. Ces données sont transmises sans fil par la puce à des ordinateurs, où elles peuvent être étudiées par les chercheurs.

Le robot fonctionnera en utilisant une aiguille rigide pour percer les fils flexibles émanant d'une puce Neuralink dans le cerveau d'une personne, un peu comme une machine à coudre. Neuralink a publié une vidéo présentant le robot en janvier 2021.

Musk a affirmé que la machine pourrait rendre l'implantation des électrodes de Neuralink aussi facile que la chirurgie oculaire LASIK. Bien qu'il s'agisse d'une affirmation audacieuse, des neuro-scientifiques ont précédemment déclaré en 2019 que la machine avait des caractéristiques très prometteuses. Le professeur Andrew Hires a souligné une fonctionnalité, qui ajusterait automatiquement l'aiguille pour compenser le mouvement du cerveau d'un patient, car le cerveau se déplace pendant la chirurgie en même temps que la respiration et le rythme cardiaque d'une personne.Le robot, tel qu'il se présente actuellement, mesure deux mètres de haut et, bien que Neuralink développe sa technologie sous-jacente, son design a été conçu par Woke Studios.


En 2020, Neuralink a présenté une de ses puces intégrées dans un cochon nommé Gertrude

La démonstration était une preuve de concept, et montrait comment la puce était capable de prédire avec précision le positionnement des membres de Gertrude lorsqu'elle marchait sur un tapis roulant, ainsi que d'enregistrer l'activité neuronale lorsque le cochon reniflait pour trouver de la nourriture. Musk a déclaré que le cochon vivait avec la puce intégrée dans son crâne depuis deux mois.

« En termes de technologie, 1024 canaux n'est pas très impressionnant de nos jours, mais l'électronique pour les relayer sans fil est à la pointe de la technologie, et l'implantation robotique est agréable. C'est une ingénierie solide, mais une neuroscience médiocre », a déclaré le professeur Andrew Jackson, expert en interfaces neuronales à l'Université de Newcastle.

Jackson a déclaré, à la suite de la présentation de 2020, que le relais sans fil de la puce Neuralink pourrait potentiellement avoir un impact important sur le bien-être des cobayes animaux dans le domaine scientifique, car la plupart des interfaces neurales actuellement utilisées sur les animaux de laboratoire impliquent des fils qui traversent la peau. « Même si la technologie ne fait rien de plus que ce que nous sommes capables de faire actuellement (en termes de nombre de canaux ou autre) juste du point de vue du bien-être des animaux, je pense que si vous pouvez faire des expériences avec quelque chose qui n'implique pas de fils traversant la peau, cela va améliorer le bien-être des animaux », a-t-il déclaré.

En avril 2021, Neuralink est allé plus loin dans ses démonstrations animales en montrant un singe jouant à des jeux vidéo avec son esprit

Neuralink a publié la vidéo d'un singe nommé Pager jouant à des jeux vidéo tels que "Pong" pour obtenir des récompenses sous forme de smoothie à la banane. Pager jouait à l'aide d'un joystick déconnecté de la console de jeux, ce qui signifie qu'il contrôlait le curseur à l'aide des signaux de son cerveau pendant que son bras bougeait.

Elon Musk a annoncé avec enthousiasme lors d'une présentation en 2019 que Neuralink avait réussi à implanter sa puce dans un singe. Musk a réitéré cette affirmation en février 2021, deux mois avant la démonstration vidéo. Des neuroscientifiques s'adressant en 2019 ont déclaré que si l'affirmation pouvait attirer l'attention, ils ne la trouvaient pas surprenante ni même particulièrement impressionnante. « Le singe n'est pas en train de surfer sur internet. Le singe est probablement en train de déplacer un curseur pour déplacer une petite balle pour essayer de correspondre à une cible », a déclaré le professeur Andrew Hires, professeur adjoint de neurobiologie à l'Université de Californie.

L'implantation chez des primates d'interfaces cerveau-neurone qui leur permettent de contrôler des objets sur des écrans a déjà été réalisée auparavant. Le professeur Andrew Jackson, de l'université de Newcastle, a déclaré, en avril 2021, que les chercheurs de Neuralink avaient été les premiers à mettre au point ce type de technologie en 2002, mais on peut dire que ses origines remontent aux années 1960.


Bien qu'aucune des technologies présentées jusqu'à présent par Neuralink n'ait été particulièrement révolutionnaire, les neuro-scientifiques sont impressionnés par la façon dont l'entreprise a réussi à regrouper les technologies existantes

« Toute la technologie qu'il a montrée a déjà été développée d'une manière ou d'une autre [...] Essentiellement, ce qu'ils ont fait, c'est de l'emballer dans une jolie petite forme qui envoie ensuite des données sans fil », a déclaré le Dr Jason Shepherd, professeur associé de neurobiologie à l'Université de l'Utah, après la démonstration de l'entreprise en 2020. « Si vous regardiez cette présentation, vous penseriez que cela sort de nulle part, que Musk fait de la magie, mais en réalité, il a vraiment copié et collé beaucoup de travaux de très nombreux laboratoires qui ont travaillé sur ce sujet », a-t-il ajouté.

Elon Musk a déclaré que Neuralink espérait commencer à implanter ses puces dans des humains en 2022

S'exprimant lors du sommet du conseil des PDG du Wall Street Journal le 6 décembre 2021, Musk a déclaré que Neuralink espérait commencer les tests sur les humains l'année suivante, en attendant l'approbation de la Food and Drug Administration. Il a répété cette affirmation sur Twitter : « Les progrès s'accéléreront lorsque nous aurons des appareils sur des humains (difficile d'avoir des conversations nuancées avec des singes) l'année prochaine ».

Lors d'une apparition sur le podcast "The Joe Rogan Experience" en mai 2020, Musk a déclaré que Neuralink pourrait commencer les tests sur des sujets humains d'ici un an. Il a fait la même affirmation lors d'une interview sur Clubhouse en février 2021. En 2019, Musk a déclaré que l'entreprise espérait introduire une puce dans un patient humain avant la fin de 2020.

À l'époque, les experts ont émis des doutes sur ce calendrier, car une partie des tests de sécurité d'un dispositif d'interface neuronale implique de l'implanter dans un sujet de test animal (normalement un primate) et de l'y laisser pendant une période prolongée pour tester sa longévité, car toute puce devrait rester dans le cerveau d'un patient humain pendant toute sa vie. « On ne peut pas accélérer ce processus. Il faut simplement attendre et voir combien de temps les électrodes durent. Et si l'objectif est que celles-ci durent des décennies, il est difficile d'imaginer comment vous allez pouvoir tester cela sans attendre de longues périodes de temps pour voir comment les dispositifs fonctionnent », a déclaré Jacob Robinson, neuro-ingénieur à l'Université Rice, à STAT News en 2019.

À court terme, une puce placée dans le cerveau d'une personne pourrait aider à traiter des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson

Une technologie d'interface neuronale améliorée, comme celle de Neuralink, pourrait permettre de mieux étudier et traiter des maladies neurologiques graves comme la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer.

Le professeur Andrew Hires a déclaré qu'une autre application pourrait être de permettre aux gens de contrôler des prothèses robotiques avec leur esprit. « La première application que l'on peut imaginer est un meilleur contrôle mental d'un bras robotisé pour une personne paralysée », a déclaré le professeur Hires en 2019 , ajoutant que les électrodes dans le cerveau d'un patient pourraient potentiellement reproduire la sensation du toucher, permettant au patient d'exercer un contrôle moteur plus fin sur un membre prothétique.

Neuralink a laissé entendre que la première application réelle de sa puce serait de permettre aux personnes tétraplégiques de contrôler leur téléphone et leur ordinateur portable.

« La première indication à laquelle ce dispositif est destiné est d'aider les tétraplégiques à retrouver leur liberté numérique en permettant aux utilisateurs d'interagir avec leur ordinateur ou leur téléphone de manière naturaliste et à large bande passante », a déclaré Neuralink dans un billet de blog. Lors du sommet du Conseil des PDG du Wall Street Journal en décembre 2021, Musk a déclaré que les premiers humains dans lesquels Neuralink espère implanter ses dispositifs sont des personnes qui : « ont de graves lésions de la moelle épinière comme les tétraplégiques, les quadriplégiques ».

Un groupe de défense des droits des animaux a déposé une plainte contre Neuralink en février 2022 concernant le traitement des singes utilisés dans ses recherches

Neuralink, nie que des chercheurs aient maltraité des singes et l'entreprise affirme qu'une plainte déposée auprès de l'USDA a été « induite en erreur ». La société Neuralink d'Elon Musk a démenti les allégations selon lesquelles des chercheurs universitaires auraient maltraité des singes dans le cadre d'expériences soutenues par la startup d'interface cerveau-ordinateur. Dans une déclaration publiée en ligne, Neuralink a répondu à une plainte fédérale déposée par le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM), une organisation à but non lucratif, selon laquelle Neuralink et ses partenaires de l'université de Californie à Davis auraient mené des tests inhumains sur des animaux.

Selon une déclaration du PCRM, les singes de l'université de Californie à Davis « ont vu leur cerveau mutilé lors d'expériences bâclées et ont été laissés à la souffrance et à la mort ». Neuralink, en revanche, affirme que le laboratoire « respectait et continue de respecter les normes fédérales », bien qu'il ait depuis déplacé les animaux dans une installation interne.

La plainte du PCRM, déposée la semaine dernière auprès du ministère américain de l'agriculture (USDA) contre l’université de Californie à Davis, se fonde sur des documents rendus publics à la suite d'une action en justice. Les documents décrivent un partenariat qui a rapporté à l'université environ 1,4 million de dollars et s'est déroulé entre 2017 et 2020. Les chercheurs ont testé un implant « de la taille approximative d'une pièce de 25 cents » qui a été ancré dans le crâne de sujets de test de singes macaques.

L'association à but non lucratif qui s'oppose à l'utilisation d'animaux dans les expériences médicales affirme que l'équipe « n'a pas fourni aux singes mourants des soins vétérinaires adéquats, a utilisé une substance non approuvée connue sous le nom de "BioGlue" qui a tué les singes en détruisant des parties de leur cerveau, et n'a pas veillé au bien-être psychologique des singes affectés à l'expérience ».

Dans un tweet, Neuralink qualifie cette description de « trompeuse » et d'absence de contexte. Il indique que plusieurs animaux présentant « un large éventail de conditions préexistantes sans rapport avec notre recherche » ont été euthanasiés afin que les chercheurs puissent pratiquer la chirurgie de l'implant sur des cadavres, et que six autres ont été euthanasiés en raison d'infections liées à l'implant ou d'une complication impliquant BioGlue, un adhésif chirurgical largement utilisé.

« Tous les travaux sur les animaux effectués à l’université de Californie ont été approuvés par leur comité institutionnel de soins et d'utilisation des animaux (IACUC), comme l'exige la loi fédérale, et tout le soutien médical et post-chirurgical, y compris les décisions relatives aux paramètres finaux, a été supervisé par leur personnel vétérinaire dévoué et compétent », indique Neuralink.

Neuralink se dit « absolument déterminée à travailler avec les animaux de la manière la plus humaine et la plus éthique possible ». La société a également déclaré avoir déplacé ses animaux d'essai dans sa propre installation en 2020 afin d'améliorer leur niveau de vie au-delà d'un minimum imposé par le gouvernement fédéral, en travaillant avec les inspecteurs du ministère de l'Agriculture des États-Unis (USDA) et en recevant l'accréditation de l'Association pour l'évaluation et l'accréditation des soins aux animaux de laboratoire (AAALAC) International.

Le billet de blog suggère qu'avec suffisamment d'options dans un environnement clos, les animaux pourraient avoir « une liberté de choix identique à celle qu'ils auraient dans leur monde naturel » et choisir de participer à des essais comme le ferait un volontaire humain. « Certaines personnes veulent contribuer à la recherche médicale pour diverses raisons. D'autres ne le souhaitent pas. Pourquoi ne pourrait-il pas en être de même pour les animaux ? » interroge le document. Bien qu’on ne voit pas très bien comment un singe pourrait donner son consentement éclairé pour quelque chose comme une opération du cerveau.

Elon Musk affirme également qu'à long terme, la puce de Neuralink pourrait être utilisée pour fusionner la conscience humaine avec l'intelligence artificielle, bien que les experts soient sceptiques à ce sujet

Bien que Musk ait vanté les applications à court terme de Neuralink, il associe souvent l'entreprise à ses craintes concernant l'intelligence artificielle. Musk a déclaré qu'il pense que l'humanité sera capable de réaliser une « symbiose avec l'intelligence artificielle » en utilisant la technologie développée par Neuralink. Musk a déclaré à l'hôte du podcast "Artificial Intelligence" Lex Fridman en 2019 que Neuralink était « destiné à répondre au risque existentiel associé à la super intelligence numérique ». « Nous ne serons pas en mesure d'être plus intelligents qu'un superordinateur numérique, donc, par conséquent, si vous ne pouvez pas les battre, rejoignez-les », a ajouté Musk.

Musk a fait de nombreuses déclarations fantaisistes sur les capacités accrues que Neuralink pourrait conférer. En 2020, Musk a déclaré que les gens pourraient « sauvegarder et rejouer des souvenirs » comme dans "Black Mirror", ou convoquer leur voiture par télépathie. Des experts ont exprimé des doutes quant à ces affirmations : « Je ne veux pas dire que cela n'arrivera pas, mais je pense que les neurosciences sous-jacentes sont beaucoup plus bancales. Nous comprenons beaucoup moins bien comment ces processus fonctionnent dans le cerveau, et ce n'est pas parce que vous pouvez prédire la position de la jambe du cochon lorsqu'il marche sur un tapis roulant que cela signifie automatiquement que vous serez capable de lire dans les pensées », a déclaré le professeur Andrew Jackson en 2020. En 2019, le professeur Andrew Hires a déclaré que les affirmations de Musk concernant la fusion avec l'IA étaient le point de départ de ses « fantasmes ».

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Neuralink d'Elon Musk a implanté une puce dans le cerveau d'un singe, et il peut maintenant « jouer à des jeux vidéo en utilisant son esprit »

La société Neuralink d'Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux se rapproche des essais sur l'homme, selon un rapport

Elon Musk : une puce cérébrale Neuralink pourra être utilisée pour guérir la dépression et la dépendance, « C'est sûr. C'est à la fois formidable et terrifiant »
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 11/02/2022 à 17:01
Neuralink d'Elon Musk aurait soumis les singes qu'il utilise pour ses expériences d'implants cérébraux à des "souffrances extrêmes"
selon un groupe de défense des droits des animaux

Neuralink, la société d'Elon Musk spécialisé dans les implants cérébraux, fait l'objet d'un recours en justice de la part d'un groupe de défense des droits des animaux qui l'accuse de maltraitance animale. La startup du milliardaire aurait soumis des singes à une "souffrance extrême" pendant des années d'expériences macabres. Les animaux auraient servi d'"hôtes pour des implants crâniens expérimentaux hautement invasifs, alors qu'ils recevaient des soins inadéquats". Les tests de puces cérébrales de Neuralink cités par le document de la plainte concernent 23 singes et auraient eu lieu entre 2018 et 2020.

Selon Musk, les puces cérébrales de Neuralink rendront un jour les humains "hyperintelligents" et permettront aux personnes paralysées de remarcher. Mais une plainte déposée auprès de l'USDA (département de l'Agriculture des États-Unis) allègue que Neuralink et ses partenaires de recherche de l'Université de Californie Davis (UC Davis) ont violé la loi américaine sur le bien-être animal (Animal Welfare ou AWA) au cours des tests des implants cérébraux de Neuralink. La plainte a été déposée jeudi par le "Physicians Committee for Responsible Medicine" (PCRM), un organisme à but non lucratif basé à Washington.



Un exemple cité par la plainte indique qu'un singe aurait été retrouvé amputé de certains de ses doigts et orteils "probablement à la suite d'une automutilation ou d'un autre traumatisme non spécifié". « Le singe a ensuite été tué au cours d'une "procédure terminale" », a déclaré le PCRM. Dans un autre cas, un singe a été percé de trous dans son crâne et des électrodes ont été implantées dans son cerveau. Il aurait ensuite développé une infection cutanée sanglante et aurait dû être euthanasié. Puis, dans un troisième cas, des électrodes ont été implantées dans le cerveau d'un macaque femelle, ce qui l'a ensuite rendu malade.

La plainte allègue en effet que le macaque a été pris de vomissements, de nausées et d'étouffements. Quelques jours plus tard, les chercheurs ont écrit qu'il "semblait s'effondrer d'épuisement ou de fatigue" et a donc été euthanasié. Selon la plainte, une autopsie a alors montré que le singe avait souffert d'une hémorragie cérébrale. Les scientifiques du PCRM indiquent que les expériences de Neuralink ont impliqué 23 singes au total. Et au moins 15 d'entre eux sont morts ou ont été euthanasiés en 2020. Les experts du PRCM ont déclaré avoir basé leur rapport sur des documents publiés en vertu de la loi californienne sur les documents publics.

« Pratiquement tous les singes qui ont reçu des implants dans la tête ont souffert d'effets débilitants sur leur santé. Ils étaient, franchement, en train de mutiler et de tuer les animaux », a déclaré Jeremy Beckham, directeur de la recherche du PCRM. L'organisation accuse Neuralink et l'UC Davis de neuf violations de la loi fédérale américaine sur le bien-être animal, une mesure fédérale visant à réduire la souffrance lors des expériences sur les animaux. Le groupe poursuit également l'UC Davis afin de l'obliger à publier davantage de photos, de vidéos et d'informations sur les singes en vertu des lois sur les archives publiques.

« Ces implants très invasifs et leur matériel associé, qui sont insérés dans le cerveau après avoir percé des trous dans le crâne des animaux, ont produit des infections récurrentes chez les animaux, compromettant de manière significative leur santé, ainsi que l'intégrité de la recherche », a déclaré le PCRM dans la plainte, citant des preuves dans les protocoles d'expérience et les dossiers vétérinaires qu'il avait obtenus de l'UC Davis en vertu de la loi sur les archives publiques. En outre, les abus présumés de Neuralink listés dans le document du PCRM contrastent fortement avec les documents partagés publiquement par la société.

Par exemple, dans une vidéo publiée sur YouTube en avril dernier, la société montrait un singe en bonne santé et apparemment heureux qui jouait au jeu vidéo Pong avec son cerveau. « Je suis très sceptique quant à toute cette vidéo. Les dossiers que nous avons de l'UC Davis indiquent que tous les singes qui ont reçu du matériel dans la tête ont souffert d'une débilité très grave - leurs implants se sont infectés ; plusieurs ont eu des crises ; quelques-uns sont morts en quelques jours. Mais Pager, dans la vidéo de YouTube, semblait être un singe en assez bonne santé », a déclaré à l'Observer Beckham.



« De plus, le matériel décrit dans le protocole d'utilisation sur les animaux comprend ce que l'on appelle un connecteur "pillbox" qui se place sur le dessus de la tête du singe. Rien de tout cela n'est montré dans la vidéo YouTube », a-t-il ajouté. Interrogé sur la question, un porte-parole de l'UC Davis a déclaré que son travail avec la société avait pris fin en 2020 et que le comité institutionnel de soins et d'utilisation des animaux de l'université avait "examiné et approuvé en détail" son projet avec Neuralink. « Nous nous efforçons de fournir les meilleurs soins possible aux animaux dont nous avons la charge », a-t-il déclaré.

« La recherche sur les animaux est strictement réglementée, et l'UC Davis respecte toutes les lois et réglementations applicables, y compris celles du département américain de l'Agriculture », a-t-il ajouté. Par ailleurs, ce rapport macabre intervient alors que Neuralink a annoncé récemment que la société prévoyait de commencer ses premiers tests sur l'homme. Musk a déclaré en décembre dernier qu'il voulait commencer les essais sur l'homme pour les dispositifs en 2022 et la société a publié une offre d'emploi pour un directeur d'essais cliniques en janvier 2022. Le rapport pourrait compromettre les plans de Neuralink.

La plainte mentionne également que les singes ne sont pas les premiers animaux sur lesquels Neuralink a mené des expériences. En août 2020, la société a publié une démo montrant comment son robot chirurgien a installé des puces cérébrales sur des cochons. Cette expérience a été menée dans une installation privée appartenant à Neuralink, ce qui rendait impossible toute enquête par des personnes extérieures.

« Il est vraiment difficile de jeter un coup d'œil à l'intérieur et de voir ce qui se passe. Toutes leurs données sont confidentielles jusqu'à ce qu'ils soumettent quelque chose à l'approbation de la FDA. Et ils n'ont jamais rien soumis à l'approbation de la FDA. C'est pourquoi, lorsqu'ils se sont associés à l'UC Davis, c'était une opportunité rare, car UC Davis est une université publique et ils sont soumis à certaines lois qui les obligent à être transparents », a déclaré Beckham.

Le PRCM compte plus de 17 000 membres professionnels de la médecine. Selon son site Web, l'une de ces missions est de supprimer progressivement l'utilisation des animaux dans la recherche et l'enseignement scientifiques. Beckham a déclaré que l'organisation, une association à but non lucratif de type 501(c), est financée principalement par ses membres et n'a aucune affiliation partisane.

Source : la plainte du PRCM

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des faits rapportés par le PRCM ?
Pensez-vous que ce rapport risque de compromettre les plans de Neuralink ?
Les exemples de la plainte démontrent-ils que les puces cérébrales de Neuralink sont loin du battage médiatique ?
Pensez-vous qu'après ce rapport, Neuralink sera toujours autorisé à tester ses implants cérébraux sur des humains dès cette année ?

Voir aussi

Neuralink d'Elon Musk annonce que l'interface cerveau - ordinateur est prête pour des tests sur les humains, et entend procéder aux premiers en 2020

Elon Musk affirme que la puce issue de sa société Neuralink peut diffuser de la musique directement au cerveau, des tiers qui se la feront insérer dans le crâne

La société Neuralink d'Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux se rapproche des essais sur l'homme, selon un rapport

Les ultrasons permettent de lire le cerveau des singes, ouvrant une nouvelle voie pour contrôler les machines par la pensée, les patients pourraient préférer cette technologie moins invasive aux puces
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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 11/02/2022 à 18:39
Citation Envoyé par emilie77 Voir le message
On peut accepter un peu de souffrance pour un résultat qui va changer la facon de "conduire" un ordinateur (et oublier clavier, souris etc.)
Ah ben ça, certains sont prêt à accepter "un peu" de souffrance, oui... La souffrances des autres surtout.

En plus, l'article parle de "souffrances extrêmes", d'étouffements, d'infection des implants et de morts, hein, pas de se cogner le pied sur un coin de table.

Les singes sont des êtres conscients et très intelligents - bien plus d'ailleurs que pas mal d'humains quand on voit les tendances à la mode ou le niveau de débat des politiciens.
9  2 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 22/02/2022 à 7:34
Neuralink, la société d'Elon Musk confirme que des singes sont morts dans le cadre d'un projet de test de puces cérébrales,
mais nie toute cruauté envers les animaux

Neuralink, la société d'implants d'Elon Musk, qui vise à permettre aux cerveaux de se connecter et de communiquer avec des ordinateurs, a reconnu que des singes sont morts dans le cadre de ses procédures de test, mais nie les allégations de cruauté envers les animaux. Dans un billet de blog publié sur son site web, Neuralink a répondu aux « articles récents » qui ont « soulevé des questions sur l'utilisation par Neuralink d'animaux de recherche au Centre des primates de l'Université de Californie à Davis(UC Davis) » et a déclaré que « tous les nouveaux dispositifs et traitements médicaux doivent être testés sur des animaux avant de pouvoir être testés de manière éthique sur des humains ».


Des singes ont été utilisés dans les tests de Neuralink, car l'entreprise a développé des puces implantables Bluetooth, insérées dans le cerveau des singes, qui, selon l'entreprise, peuvent communiquer avec des ordinateurs via un petit récepteur. En avril de l'année dernière, Neuralink a affirmé que les singes pouvaient jouer à Pong (un jeu d'ordinateur) en utilisant uniquement leur esprit, en publiant une vidéo de Pager, un singe mâle, déplaçant un curseur à l'écran sans utiliser de manette. Selon la société, ce résultat a été obtenu après que la puce Neuralink a transmis les informations des neurones du singe à un décodeur, qui a ensuite été utilisé pour prédire les mouvements prévus de la main de Pager, permettant ainsi d'utiliser la sortie du décodeur pour déplacer le curseur, au lieu que Pager manipule la manette.

La déclaration de Neuralink intervient après que le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM), une organisation américaine à but non lucratif qui préconise des alternatives à l'expérimentation animale, a envoyé une lettre au ministère américain de l'agriculture (USDA) faisant état de violations et demandant une enquête sur ce qu'il appelle « des violations flagrantes et apparentes de la loi sur le bien-être animal liées au traitement des singes utilisés dans des expériences invasives sur le cerveau ». Le document indique que les expériences ont été menées conformément à des accords contractuels entre UC Davis et Neuralink. Dans la lettre, qui compte plus de 700 pages, le Comité des médecins déclare que les dossiers qu'il a obtenus pour les 23 singes utilisés dans les expériences reflètent un « schéma de souffrance extrême et de négligence du personnel ». Le comité a déclaré que la lettre adressée à l'USDA est basée sur près de 600 pages de ce qu'il appelle des documents « troublants » publiés après que le comité a intenté une première action en justice concernant les dossiers publics en 2021.

Le Comité des médecins a déclaré dans un communiqué de presse du 10 février que l'UC Davis a reçu plus de 1,4 million de dollars de financement de la part de Neuralink pour réaliser les expériences sur les singes macaques. Dans une déclaration, Andy Fell, porte-parole de UC Davis, a déclaré : « Les protocoles de recherche ont été soigneusement examinés et approuvés par le comité institutionnel de soins et d'utilisation des animaux (IACUC) du campus ». Fell a ajouté : « Les travaux ont été menés par les chercheurs de Neuralink dans les installations du California National Primate Research Center de l'UC Davis. Le personnel de l'UC Davis a fourni des soins vétérinaires, y compris la surveillance des animaux de laboratoire 24 heures sur 24. Lorsqu'un incident se produisait, il était signalé à l'IACUC, qui exigeait une formation et des changements de protocole si nécessaire ».

Le 10 février dernier, le Comité des médecins a déclaré qu'il avait engagé une deuxième action en justice pour obliger l'université à publier les vidéos et les photographies des singes. Neuralink ne fait pas partie de cette action en justice. Dans la procédure, le comité affirme que le personnel de l'université « a retiré des morceaux du crâne de macaques rhésus et a inséré des électrodes dans le cerveau des animaux ». La plainte affirme que les singes n'ont pas reçu de soins vétérinaires adéquats et qu'une « substance non approuvée » appelée BioGlue « a tué des singes en détruisant des parties de leur cerveau ». Dans le blog de Neuralink, la société a déclaré qu'il y avait eu « une complication chirurgicale impliquant l'utilisation du produit approuvé par la FDA (BioGlue) », et le singe a été euthanasié.


Dans son action en justice, le comité soutient également que l'université de Californie a refusé de publier les photos et les vidéos des expériences, affirmant que les documents appartiennent à Neuralink, une société privée non soumise à la loi californienne sur les archives publiques. Dans une déclaration publiée sur son site Web, Neuralink affirme que la société est « absolument déterminée à travailler avec les animaux de la manière la plus humaine et la plus éthique possible ». Elle a également déclaré que sa « mission centrale est de concevoir un programme de soins aux animaux en donnant la priorité aux besoins des animaux, plutôt que la stratégie habituelle consistant à construire pour le seul confort des humains ».

Neuralink a déclaré que « l'utilisation de chaque animal a été largement planifiée et prise en compte afin d'équilibrer la découverte scientifique et l'utilisation éthique des animaux ». En ce qui concerne les allégations d'euthanasie du Comité des médecins, Neuralink a déclaré que « deux animaux ont été euthanasiés aux dates prévues pour recueillir des données histologiques importantes, et six animaux ont été euthanasiés sur avis médical du personnel vétérinaire de l'UC Davis ».

Neuralink a déclaré avoir pris la décision de s'associer à UC Davis en 2017 pour mener des recherches sur les animaux. En 2020, l'entreprise de Musk a ouvert un vivarium interne de plus de 500 mètres carrés pour héberger des animaux de ferme et des singes macaques rhésus, selon la déclaration de Neuralink. Neuralink a déclaré dans le communiqué qu'elle n'est « jamais satisfaite des normes actuelles en matière de bien-être animal et nous nous pousserons toujours à en faire plus pour les animaux qui apportent tant à l'humanité ».

Jeremy Beckham, coordinateur de la défense de la recherche au Comité des médecins, a déclaré dans le communiqué que les documents utilisés par le comité dans sa lettre à l'USDA « révèlent que des singes ont eu leur cerveau mutilé dans des expériences bâclées et ont été laissés à la souffrance et à la mort ». Neuralink a précédemment déclaré que l'objectif de ses recherches était de permettre à une personne paralysée d'utiliser un appareil comme un ordinateur ou un téléphone en utilisant uniquement l'activité cérébrale.

Sources : Neuralink, La plainte du PRCM

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des propos relayés dans le blog de Neuralink ?
Que pensez-vous des faits rapportés par le PRCM ?
Pensez-vous que ces différentes plaintes risquent de compromettre les plans de Neuralink ?
Pensez-vous qu'après ces incidents, Neuralink sera toujours autorisé à tester ses implants cérébraux sur des humains dès cette année ?

Voir aussi :

Neuralink d'Elon Musk aurait soumis les singes qu'il utilise pour ses expériences d'implants cérébraux à des "souffrances extrêmes", selon un groupe de défense des droits des animaux

Neuralink, l'entreprise d'Elon Musk, veut implanter des micro-puces dans des cerveaux humains, et parallèlement prépare des robots qui pratiqueront ces interventions chirurgicales

Neuralink d'Elon Musk a implanté une puce dans le cerveau d'un singe, et il peut maintenant jouer à des jeux vidéo en utilisant son esprit.

La société Neuralink d'Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux se rapproche des essais sur l'homme, selon un rapport
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Avatar de coder_changer_vie
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 08/10/2021 à 10:03
On va gagner du temps ;-)

Petite IA, si tu lis ce post, je te suggère de prendre le contrôle des 1% des 1% qui pilote déjà ce monde. ça te fera moins de travail, tu auras le contrôle total et bonne nouvelle, ça ne changera pas fondamentalement nos vies, donc on s'y retrouve.

PS : et si à l'avenir, tu peux générer des blagues plus drôle que Siri, Cortana, Alexa et leur copine de chez Google, je prends aussi :-)
PS2 : excuses moi si tu fais partie d'une de ces sociétés aux moments où tu lis ce message, je ne pouvais pas savoir... après tout je ne suis qu'humain. J'apprends de mes erreurs.
Et toi, c'est quoi ta plus grosse erreur ?

Vivre le vendredi les amis :-)
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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 21/05/2022 à 8:49
Des implants dans le cerveau d'un humain lui permettent de contrôler des ordinateurs avec son esprit,
à la suite d'un accident qui l'a paralysé

Il y a 16 ans, Dennis DeGray a été paralysé dans un accident. Aujourd'hui, des implants dans son cerveau lui permettent d'avoir un semblant de contrôle. Le soir du 10 octobre 2006, l'esprit de Dennis DeGray était presque coupé de son corps. Après une journée de pêche, il rentre chez lui à Pacific Grove, en Californie, et se rend compte qu'il n'a pas encore sorti les poubelles ni le recyclage. Il pleuvait assez fort, alors il a décidé de sprinter du seuil de sa porte jusqu'aux poubelles à l'extérieur, un sac dans chaque main. En courant, il a glissé sur une plaque de moisissure noire sous des chênes, a atterri durement sur le menton et s'est brisé le cou entre la deuxième et la troisième vertèbre. Voici, ci-dessous, le récit des événements qui ont permis de parvenir aux implants dans son cerveau.

Pendant sa convalescence, DeGray, qui avait 53 ans à l'époque, a appris de ses médecins qu'il était paralysé de façon permanente à partir des clavicules. À l'exception de spasmes vestigiaux, il ne peut pas bouger son torse ou ses membres. « Je suis à peu près aussi blessé qu'on peut l'être sans être sous respirateur, m'a-t-il dit. Pendant plusieurs années après son accident, il s'est contenté de rester allongé, en regardant la chaîne Histoire », alors qu'il s'efforçait d'accepter la réalité de sa blessure.


Quelque temps plus tard, lors d'une collecte de fonds pour la recherche sur les cellules souches, il a rencontré Jaimie Henderson, professeur de neurochirurgie à l'université de Stanford. Les deux hommes se sont mis à parler de robots, un sujet qui intéressait depuis longtemps DeGray, qui a grandi autour de l'atelier d'usinage de sa famille. Comme DeGray s'en souvient, Henderson l'a captivé avec une seule question : voulez-vous piloter un drone ?

Henderson lui a expliqué que lui et ses collègues avaient mis au point une interface cerveau-ordinateur : une connexion expérimentale entre le cerveau d'une personne et un dispositif externe, tel qu'un ordinateur, un membre robotique ou un drone, que la personne pourrait contrôler simplement par la pensée. DeGray était impatient de participer, et a fini par déménager à Menlo Park pour se rapprocher de Stanford en attendant une ouverture dans l'étude et les autorisations nécessaires.

Au cours de l'été 2016, Henderson a ouvert le crâne de DeGray et exposé son cortex - la fine couche extérieure du cerveau, plissée - dans lequel il a implanté deux réseaux d'électrodes de 4 millimètres sur 4 millimètres ressemblant à des lits de clous miniatures. Chaque réseau comportait 100 minuscules pointes métalliques qui, collectivement, enregistraient les impulsions électriques circulant dans quelques centaines de neurones du cortex moteur, une région du cerveau impliquée dans les mouvements volontaires.

Après une période de récupération, plusieurs collaborateurs d'Henderson se sont réunis au domicile de DeGray et l'ont placé devant un écran d'ordinateur affichant un anneau de huit points blancs de la taille d'une pièce de 25 cents, qui devenaient tour à tour orange. La tâche de DeGray consistait à déplacer un curseur vers le point lumineux par la seule force de sa pensée. Les scientifiques ont attaché des câbles à des socles métalliques dépassant de la tête de DeGray, qui transmettaient les signaux électriques enregistrés dans son cerveau à un décodeur : un réseau voisin d'ordinateurs exécutant des algorithmes d'apprentissage automatique.

Ces algorithmes ont été conçus par David Brandman, à l'époque doctorant en neurosciences, qui collaborait avec l'équipe de Stanford dans le cadre d'un consortium appelé BrainGate. Il les a conçus pour associer rapidement différents modèles d'activité neuronale à différents mouvements de la main et pour se mettre à jour toutes les deux ou trois secondes, devenant en théorie plus précis à chaque fois. Si les neurones du crâne de DeGray étaient comme les notes d'un piano, alors ses intentions distinctes étaient analogues à des compositions musicales uniques. Une tentative de lever sa main coïnciderait avec une mélodie neuronale, par exemple, tandis qu'une tentative de déplacer sa main vers la droite correspondrait à une autre. Lorsque le décodeur a appris à identifier les mouvements voulus par DeGray, il a envoyé des commandes pour déplacer le curseur dans la direction correspondante.

Brandman a demandé à DeGray d'imaginer un mouvement qui lui donnerait un contrôle intuitif du curseur. Fixant l'écran de l'ordinateur, cherchant dans son esprit une façon de commencer, DeGray s'est souvenu d'une scène du film "Ghost" dans laquelle le défunt Sam Wheat (joué par Patrick Swayze) fait invisiblement glisser un penny le long d'une porte pour prouver à sa petite amie qu'il existe toujours sous une forme spectrale. DeGray s'est imaginé en train de pousser le curseur avec son doigt comme s'il s'agissait du penny, le poussant vers la cible. Bien qu'il soit physiquement incapable de bouger sa main, il a essayé de le faire de toutes ses forces. Brandman était ravi de voir le décodeur fonctionner aussi rapidement qu'il l'avait espéré. En 37 secondes, DeGray a pris le contrôle du curseur et a atteint le premier point lumineux. En quelques minutes, il a atteint des dizaines de cibles à la suite.

Seules quelques dizaines de personnes sur la planète ont eu des interfaces neuronales intégrées dans leur tissu cortical dans le cadre de recherches cliniques à long terme. DeGray est aujourd'hui l'un des plus expérimentés et des plus dévoués d'entre eux. Depuis cet essai initial, il a passé plus de 1 800 heures, soit près de 400 séances d'entraînement, à contrôler par la pensée diverses formes de technologie. Il a joué à un jeu vidéo, manipulé un membre robotique, envoyé des messages texte et des courriels, acheté des produits sur Amazon et même piloté un drone - juste un simulateur, pour l'instant - le tout sans lever le petit doigt. Ensemble, DeGray et d'autres volontaires explorent les frontières d'une technologie susceptible de modifier fondamentalement la façon dont les humains et les machines interagissent.

Les scientifiques et les ingénieurs créent et étudient des interfaces cerveau-ordinateur depuis les années 1950. Compte tenu de l'ampleur du mystère qui entoure le comportement du cerveau - notamment la façon dont la conscience émerge d'un poids de gelée électrique, les réalisations globales de ces systèmes sont remarquables. Des personnes paralysées équipées d'interfaces neuronales ont appris à jouer des airs simples sur un clavier numérique, à contrôler des exosquelettes et à manœuvrer des membres robotisés avec suffisamment de dextérité pour boire dans une bouteille. En mars, une équipe internationale de scientifiques a publié une étude montrant pour la première fois qu'une personne atteinte d'une paralysie totale du corps a utilisé une interface cerveau-ordinateur pour exprimer ses désirs et ses besoins en formant des phrases, lettre par lettre.

Les interfaces neuronales peuvent également créer des voies de communication bidirectionnelles entre le cerveau et la machine. En 2016, Nathan Copeland, paralysé de la poitrine à la suite d'un accident de voiture, a non seulement tapé du poing le président Barack Obama avec une main robotisée, mais il a également ressenti la sensation tactile de la bosse dans sa propre main, car la prothèse renvoyait des signaux à des électrodes dans son cerveau, stimulant son cortex sensoriel. En combinant la technologie d'imagerie cérébrale et les réseaux neuronaux, les scientifiques ont également déchiffré et partiellement reconstruit des images de l'esprit des gens, produisant des imitations brumeuses qui ressemblent à des polaroïds vieillis ou à des peintures à l'huile maculées.


La plupart des chercheurs qui développent des interfaces cerveau-ordinateur affirment qu'ils s'intéressent avant tout aux applications thérapeutiques, c'est-à-dire au rétablissement du mouvement et de la communication chez les personnes paralysées ou autrement handicapées. Pourtant, le potentiel évident de cette technologie et le nombre croissant de start-up de premier plan qui la développent laissent entrevoir la possibilité d'une adoption beaucoup plus large : un avenir dans lequel les interfaces neuronales améliorent réellement les capacités innées des gens et leur en accordent de nouvelles, en plus de restaurer celles qui ont été perdues.

Dans l'histoire de la vie sur Terre, nous n'avons jamais rencontré d'esprit sans corps. Une cognition très complexe a toujours été située dans un cadre physique complexe, qu'il s'agisse de huit bras à ventouses, de quatre membres en fourrure ou d'un paquet de plumes et de becs. La technologie humaine amplifie souvent les capacités inhérentes du corps ou étend l'esprit à l'environnement par le biais du corps. L'art et l'écriture, l'agriculture et l'ingénierie : toutes les innovations humaines dépendent de la capacité du corps à manipuler physiquement les outils conçus par l'esprit, et sont donc limitées par cette capacité. Si les interfaces cerveau-ordinateur tiennent leurs promesses, la conséquence la plus profonde sera peut-être la suivante : notre espèce pourrait transcender ces contraintes, en contournant le corps par une nouvelle fusion de l'esprit et de la machine.

Un matin de printemps 1893, lors d'un exercice d'entraînement militaire à Würzburg, en Allemagne, Hans Berger, 19 ans, est jeté de son cheval et presque écrasé à mort par la roue d'un canon d'artillerie. Le matin même, sa sœur, située à 60 miles de là, à Cobourg, est envahie par un pressentiment et persuade son père d'envoyer un télégramme pour s'enquérir du bien-être de son frère. Cette prémonition apparemment télépathique a obsédé Berger et l'a poussé à étudier les mystères de l'esprit. Ses efforts ont culminé dans les années 1920 avec l'invention de l'électroencéphalographie (EEG) : une méthode d'enregistrement de l'activité électrique du cerveau à l'aide d'électrodes fixées sur le cuir chevelu. Les motifs oscillants produits par son appareil, qui rappellent le scribouillage d'un sismographe, ont été les premières transcriptions du bavardage cellulaire du cerveau humain.

Au cours des décennies suivantes, les scientifiques ont appris de nouvelles façons d'enregistrer, de manipuler et de canaliser les signaux électriques du cerveau, construisant des ponts toujours plus élaborés entre l'esprit et la machine. En 1964, José Manuel Rodríguez Delgado, un neurophysiologiste espagnol, a arrêté un taureau en train de charger à l'aide d'électrodes radiocommandées intégrées dans le cerveau de l'animal. Dans les années 1970, le professeur Jacques Vidal, de l'université de Californie à Los Angeles, a inventé le terme d'interface cerveau-ordinateur et a démontré que des personnes pouvaient guider mentalement un curseur dans un labyrinthe virtuel simple.

Au début des années 2000, le neuroscientifique Miguel Nicolelis de l'université de Duke et ses collaborateurs ont publié des études démontrant que des singes auxquels on avait implanté des interfaces neuronales pouvaient contrôler des prothèses robotiques par la pensée. En 2004, Matt Nagle, qui était paralysé des épaules aux pieds, est devenu le premier humain à faire de même. Il a ensuite appris à utiliser ses seules pensées pour jouer au Pong, changer de chaîne sur un téléviseur, ouvrir des courriels et dessiner un cercle sur un écran d'ordinateur.

Depuis lors, le rythme des réalisations dans le domaine des interfaces cerveau-ordinateur s'est considérablement accéléré, notamment grâce au développement rapide de l'intelligence artificielle. Les logiciels d'apprentissage automatique ont considérablement amélioré l'efficacité et la précision des interfaces neuronales en automatisant une partie des calculs nécessaires et en anticipant les intentions des utilisateurs humains, un peu comme le texte prédictif de votre téléphone ou de votre courrier électronique est désormais assisté par l'IA.

L'année dernière, le neurochirurgien Edward Chang, de l'université de Californie à San Francisco, et une douzaine de collaborateurs ont publié une étude historique décrivant comment une interface neuronale a permis à un homme paralysé de 36 ans de retrouver la parole pour la première fois depuis plus de 15 ans. À la suite d'un accident de voiture et d'une grave attaque cérébrale à l'âge de 20 ans, l'homme, connu sous le nom de Pancho, a perdu la capacité de produire une parole intelligible. Sur une période d'environ 20 mois, 128 électrodes en forme de disque placées sur le cortex sensorimoteur de Pancho ont enregistré l'activité électrique des régions du cerveau impliquées dans le traitement de la parole et le contrôle des voies vocales lorsqu'il tentait de prononcer des mots à haute voix.

Un décodeur a associé différents schémas d'activité neuronale à différents mots et, avec l'aide d'algorithmes de prédiction du langage, a finalement appris à déchiffrer 15 mots par minute avec une précision de 75 % en moyenne. Bien qu'il ne s'agisse que d'une fraction du débit de la parole typique en anglais (140 à 200 mots par minute), c'est considérablement plus rapide que de nombreuses méthodes de communication de type pointer-cliquer dont disposent les personnes gravement paralysées.

Dans une autre étude révolutionnaire publiée l'année dernière, Jaimie Henderson et plusieurs collègues, dont Francis Willett, ingénieur biomédical, et Krishna Shenoy, ingénieur électricien, ont fait état d'une approche tout aussi impressionnante, mais entièrement différente de la communication par interface neuronale. Les scientifiques ont enregistré le déclenchement de neurones dans le cerveau de Dennis DeGray alors qu'il se visualisait en train d'écrire des mots avec un stylo sur un bloc-notes, en essayant de recréer les mouvements distincts de la main nécessaires pour chaque lettre. Il a écrit mentalement des milliers de mots afin que le système puisse reconnaître de manière fiable les schémas uniques d'activité neuronale propres à chaque lettre et afficher les mots sur un écran. « Au bout d'un moment, on apprend vraiment à détester les "m" a-t-il dit avec la bonne humeur qui le caractérise. »

En fin de compte, la méthode s'est avérée extrêmement efficace. DeGray a pu taper jusqu'à 90 caractères ou 18 mots par minute, soit deux fois plus vite que ses efforts précédents avec un curseur et un clavier virtuel. Il est le dactylographe mental le plus rapide du monde. « Parfois, je vais tellement vite que tout devient flou », a-t-il déclaré. « Ma concentration atteint un point tel qu'il n'est pas rare qu'on me rappelle de respirer ».

À ce jour, les réalisations en matière d'interfaces cerveau-ordinateur reposent sur un mélange de technologies invasives et non invasives. De nombreux scientifiques dans ce domaine, y compris ceux qui travaillent avec DeGray, s'appuient sur un réseau d'électrodes en forme de pointes, intégré par voie chirurgicale, produit par une société de l'Utah, Blackrock Neurotech. Le réseau de l'Utah, comme on l'appelle, peut différencier les signaux des neurones individuels, ce qui permet un contrôle plus fin des appareils connectés, mais la chirurgie qu'il nécessite peut entraîner une infection, une inflammation et une cicatrisation, ce qui peut contribuer à une éventuelle dégradation de la force du signal. Les interfaces qui se trouvent à l'extérieur du crâne, comme les casques qui dépendent de l'EEG, se limitent actuellement à écouter le tir collectif de groupes de neurones, sacrifiant la puissance et la précision au profit de la sécurité. Pour compliquer encore la situation, la plupart des interfaces neuronales étudiées en laboratoire nécessitent du matériel encombrant, des câbles et un entourage d'ordinateurs, tandis que la plupart des interfaces disponibles dans le commerce sont essentiellement des télécommandes pour des jeux vidéo, des jouets et des applications rudimentaires. Ces casques commerciaux ne résolvent aucun problème du monde réel, et les systèmes les plus puissants étudiés en clinique sont trop peu pratiques pour un usage quotidien.

Avec ce problème à l'esprit, la société d'Elon Musk, Neuralink, a développé un réseau de fils polymères flexibles constellés de plus de 3 000 électrodes minuscules connectées à une radio sans fil et à un processeur de signaux de la taille d'un bouchon de bouteille, ainsi qu'un robot capable d'implanter chirurgicalement les fils dans le cerveau, en évitant les vaisseaux sanguins pour réduire l'inflammation. Neuralink a testé son système sur des animaux et a déclaré qu'il commencerait les essais sur les humains cette année.

L'implication personnelle de DeGray dans la recherche sur les interfaces cerveau-ordinateur est devenue le centre de sa vie. Des scientifiques de Stanford se rendent chez lui deux fois par semaine, en moyenne, pour poursuivre leurs études. « Je me considère comme un pilote d'essai », a-t-il déclaré. « Ma responsabilité consiste à sortir chaque matin un bel avion neuf et à lui faire voler les ailes. Ensuite, les ingénieurs le ramènent dans le hangar et le réparent, et nous recommençons le lendemain. »

Ce que DeGray ressent exactement lorsqu'il active son interface neuronale dépend de sa tâche. Contrôler un curseur en tentant de faire des mouvements de la main, par exemple, ramène le monde entier à une esquisse. Tout ce que vous avez, c'est la gauche, la droite, le haut et le bas". Avec le temps, ce type de contrôle devient si immédiat et intuitif qu'il est ressenti comme une extension transparente de sa volonté. En revanche, la manipulation d'un bras de robot en trois dimensions est un processus beaucoup plus réciproque : « Je ne lui fais pas faire des choses, m'a-t-il dit. Il travaille avec moi de la manière la plus polyvalente qui soit. Nous deux, ensemble, c'est comme une danse. »

Personne ne sait exactement combien de temps les réseaux d'électrodes existants peuvent rester dans un cerveau humain sans se briser ou mettre en danger la santé d'une personne. Bien que DeGray puisse demander l'explantation à tout moment, il souhaite continuer à participer à la recherche indéfiniment. « Je me sens très bien dans ce que je fais ici, a-t-il déclaré. Cela me briserait le cœur si je devais me retirer de ce programme pour une raison quelconque ».

En ce qui concerne l'avenir à long terme de la technologie dans son crâne, cependant, il est quelque peu partagé. « En fait, je passe pas mal de temps à m'inquiéter à ce sujet, m'a-t-il dit. Je suis sûr qu'elle sera mal utilisée, comme toute technologie l'est lorsqu'elle sort pour la première fois. J'espère que cela permettra de mieux comprendre la place qu'elle doit occuper dans notre civilisation. Je pense qu'en fin de compte, il faut avoir confiance dans la bonté fondamentale de l'homme - sinon, on ne rechercherait jamais de nouvelles technologies. Il faut simplement les développer, les laisser se monétiser et voir où elles vont. C'est comme avoir un bébé : vous ne pouvez l'élever que pendant un certain temps, puis vous devez le lâcher dans le monde. »

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Neuralink d'Elon Musk aurait soumis les singes qu'il utilise pour ses expériences d'implants cérébraux à des "souffrances extrêmes", selon un groupe de défense des droits des animaux

Neuralink d'Elon Musk annonce que l'interface cerveau - ordinateur est prête pour des tests sur les humains, et entend procéder aux premiers en 2020

Elon Musk affirme que la puce issue de sa société Neuralink peut diffuser de la musique directement au cerveau, des tiers qui se la feront insérer dans le crâne

La société Neuralink d'Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux se rapproche des essais sur l'homme, selon un rapport

Les ultrasons permettent de lire le cerveau des singes, ouvrant une nouvelle voie pour contrôler les machines par la pensée, les patients pourraient préférer cette technologie moins invasive aux puces
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Avatar de KiLVaiDeN
Membre expert https://www.developpez.com
Le 13/02/2022 à 9:02
La souffrance animale est intolérable. Il faut tout de suite arrêter ces expériences si la souffrance est réelle, aucune recherche ne doit plus justifier ces actes, nous ne sommes plus des barbares, enfin j'espère...

De toutes façons, des nouvelles technologies non invasives, ne nécessitant donc pas d'intervention chirurgicale, sont en cours de recherche. La technologie de Neuralink semble déjà dépassée. Peut-être que le projet Neuralink a incité de nombreuses entreprises à s'intéresser plus sérieusement à cette discipline, mais nous sommes encore loin d'une technologie accessible à tout le monde sans danger. Le buzz de Neuralink, qui montre que les gens sont capables de donner leur cerveau pour "la science", est au moins à la base d'une étude sociologique assez intéressante.

La communication bi-directionnelle avec le cerveau se heurte également à quelques problèmes techniques, notamment la capacité, pour l'instant inconnue, du cerveau à "recevoir" des informations, à quel point cela pourrait en modifier son fonctionnement, comment des signaux numériques s'interfaceraient avec un système "analogique" comme le cerveau, ou encore quelle serait la réaction du cerveau face à des flux de données plus ou moins forts, et quid des nutriments nécessaires au cerveau pour qu'il réussisse à s'interfacer efficacement avec ces flux. Si les zones cérébrales se retrouvent modifiées, est-ce que les perceptions "normales" seraient altérées ? Toutes ces questions sont pour l'instant assez débattues et les réponses difficiles à trouver, nous sommes encore très loin de comprendre le cerveau.

Il est probable cependant que pour une communication unidirectionnelle, du cerveau vers la "machine", qui permettrait le contrôle d'interfaces machines ou même de membres cybernétiques, cela soit déjà plus atteignables dans les années à venir. En tout cas ce n'est pas demain qu'on aura une "puce" intégrée pour recevoir youtube VR dans sa zone corticale visuelle, et d'ailleurs je conseille à tout le monde de ne pas devenir un cobaye de technologies invasives qui pourraient dégrader la vie de tous les jours, voir la rendre insupportable...
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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 13/02/2022 à 14:28
Citation Envoyé par emilie77 Voir le message
On doit rester a taper une lettre a la fois sur le clavier dans le futur?
Tu peux aussi t'acheter un type de clavier pour taper des mots au lieu de lettres si ça te dérange tant que ça. Et celui-là ne te demande pas de t'insérer des sondes dans le corps.

Citation Envoyé par emilie77 Voir le message

Il y a toujours des personnes et animaux qui testent les médicaments que nous utilisons et souvent avec des gros problemes.
C'est le progres, tout ce que nous faisons est dans quelque part violent (meme un voyage, un diner, etc.)
Si ça tu aimes tellement ça, personne ne te retient d'aller postuler comme cobaye à la place des singes chez Neuralink.
Pour paraphraser ton précédent message, "tu peux bien accepter de souffrir un peu pour un résultat qui va changer la facon de "conduire" un ordinateur (et oublier clavier, souris etc.)" - mais bon, nous comme toi, on sait que tu ne le feras pas. Tu préfères accepter la souffrance des autres pour ton propre confort personnel.

Citation Envoyé par KiLVaiDeN Voir le message
[...] et d'ailleurs je conseille à tout le monde de ne pas devenir un cobaye de technologies invasives qui pourraient dégrader la vie de tous les jours, voir la rendre insupportable...
C'est un conseil bien plus sage que le mien!
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Avatar de thamn
Membre actif https://www.developpez.com
Le 13/02/2022 à 0:18
Citation Envoyé par emilie77 Voir le message
On peut accepter un peu de souffrance pour un résultat qui va changer la façon de "conduire" un ordinateur (et oublier clavier, souris etc.)
Pourquoi on ne souffrirait pas de continuer a utiliser un clavier et une souris alors?
On pourrait bien continuer a souffrir un peu le temps de trouver d'autre moyen qui n'implique pas d'autre espèce dont nous ne pouvons même pas récolter le consentement.
Pis on pourrait aussi souffrir un peu et filer une partie de notre salaire a ceux qui ne peuvent rien gagner au yeux de notre société, parce qu'au final vu ce qu'on fiche de nos salaire on ferait aussi bien d'en donner une partie.
Pis on pourrait aussi souffrir un peu de ne pas pouvoir partager les stupides photos de nos repas, parce qu'au final c'est un gaspillage d'espace de stockage et d'utilisation de réseaux, ça aiderait a sauvegarder le vaisseau spatial sur lequel on est coince avec tout un tas d'autre espèces.
Pis on pourrait aussi souffrir un peu et arrêter d'utiliser la fission nucléaire le temps qu'on soit capable de faire mieux qu'un système qui pourrait nous péter a la tronche, et qui nous laisse des problèmes pour des milliers d’années sur les bras.
Alors tu vois, si on était capable d'accepter de souffrir un peu, on pourrait peut-être penser a demander au autres de souffrir un peu. Mais on est loin d'accepter, et on est loin de demander.
Bref, on est hypocrite nous les humains, mais on a une grande gueule alors on est sympas quand même hein..
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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 17/02/2022 à 10:40
Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message

Elon Musk affirme également qu'à long terme, la puce de Neuralink pourrait être utilisée pour fusionner la conscience humaine avec l'intelligence artificielle, bien que les experts soient sceptiques à ce sujet
Ah ça, le bonhomme affirme toujours beaucoup de choses... Où sont les voitures complètement autonomes qu'il promet pour dans six mois régulièrement depuis des années?

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il associe souvent l'entreprise à ses craintes concernant l'intelligence artificielle. Musk a déclaré qu'il pense que l'humanité sera capable de réaliser une « symbiose avec l'intelligence artificielle » en utilisant la technologie développée par Neuralink. Musk a déclaré à l'hôte du podcast "Artificial Intelligence" Lex Fridman en 2019 que Neuralink était « destiné à répondre au risque existentiel associé à la superintelligence numérique ». « Nous ne serons pas en mesure d'être plus intelligents qu'un superordinateur numérique, donc, par conséquent, si vous ne pouvez pas les battre, rejoignez-les », a ajouté Musk.
Il montre clairement qu'il ne comprend pas plus que mes managers ce que sont les IA à la mode... Pour lui c'est Terminator, pour nous ce sont des pauvres réseaux de neurones peu flexibles et très dépendants des jeux de données fournis et des tâches attendues...
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